lundi 10 octobre 2011

Quand politique énergétique rime avec enjeu de service public.

La mise en œuvre d’une politique énergétique est un enjeu territorial, qui dépasse les intérêts de développement économique, et les seules perspectives de revenus fiscaux pour la collectivité. C’est pourquoi la collectivité doit tisser une relation plus intime avec les industriels porteurs de projet énergétique, et ne pas se satisfaire de leur faciliter l’implantation sur le territoire.
En 2020-2030, l’attractivité et la compétitivité d’un territoire se mesurera sur sa capacité à fournir un service énergétique de qualité à ses contribuables (habitants et entreprises), pour un coût acceptable.
C’est un enjeu de survie des territoires ruraux eu égard aux dépenses énergétiques qui pèsent sur leurs contribuables qui sont plus vulnérables que les citadins, aux augmentations successives du coût des énergies (chauffage des maisons individuelles, carburant pour rejoindre leur lieu de travail).
A la fracture sociale, pourrait succéder une fracture territoriale…

vendredi 9 septembre 2011

BLEU ORANGE Production entre en scène

Nathalie CHAPPAZ et Brigitte PASQUELIN créent BLEU ORANGE Production. Des domaines d’expertises et des expériences du terrain pour porter un nouveau concept : la « scénarisation territoriale ». L’art de jouer collectif en réveillant et révélant les talents des territoires et de ceux qui les habitent.

samedi 13 août 2011

Le rêve de l’accession à la propriété pour tous ne doit pas être un piège pour les familles les plus modestes.

Face à la crise énergétique qui ne fait que commencer, le coût des énergies pour se chauffer, pour se rendre à son travail va être très impactant sur le pouvoir d’achat des ménages, la capacité des familles à répondre à leurs besoins premiers : se nourrir, se vêtir, pourvoir à l’éducation de leurs enfants...
Cette problématique est d’autant plus préoccupante sur les territoires ruraux, dans nos campagnes où nous avons affaire à un parc immobilier individuel, donc plus onéreux à atteindre le confort thermique et où les bassins d’emplois sont souvent distants de plusieurs dizaines de kilomètres du lieu de résidence entraînant des coûts considérables de carburants et de maintenance des véhicules...

samedi 6 août 2011

L’agonie d’un territoire.

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.


L’été étant propice au voyage, tel Frodon et Sam Gamegie, nous avons voyagé en Terre du Milieu.

Sur un territoire confronté à une hécatombe d’entreprises depuis plusieurs décennies et à l’hémorragie des emplois, peuplé d’hommes et de femmes en perte de qualification et d’espoir, ayant le sentiment d’être mis à l’écart.
Une population désœuvrée et désabusée, plongée dans un appauvrissement social et culturel, devant faire face à une incompréhension des politiques et un abandon progressif de l’aide publique.
Un territoire doté d’un patrimoine architectural historique, déserté, quasi en ruine - mais qu’ont-ils attendu pendant les glorieuses ?
La Terre du Milieu, c’est celle comprise entre nos villes, les territoires ruraux. C’est en effet de nos campagnes dont il s’agit.
Comment en sommes-nous arrivés à ce point ?
Qu’importe les maladresses du passé, l’héritage est là. Les seules questions qui s’imposent : comment enrayer cet engrenage infernal qui conduit à la faillite de nos campagnes, et peut-être bientôt à leur désertification. Quelle source d’espoir redonner à nos populations en quête de travail, de reconnaissance sociale – les jeunes surtout ? Quel projet génial, ambitieux, mettre en route ?
Certainement pas l’aménagement de nouvelles Zones d’Activités Concertées - à rebaptiser pour certaines, « zones de non-activité désertées », et pas davantage, la poursuite d’une politique de « compétitivité territoriale », qui consiste ni plus ni moins en une surenchère entre territoires pour séduire les entreprises prétendantes à l’implantation à coup de dumping fiscal et social.
Encore moins une hausse de la fiscalité sur une population déjà exsangue, qui aurait pour effet d’accentuer l’endettement des ménages, la précarité énergétique, le déni de soin. Pas besoin, non plus des querelles politiques intestines et incestueuses que nous promet l’échéance prochaine des élections présidentielles.
Tout un chacun sait au fond de lui que la réponse est en son sein. Notre bon vieux sens paysan nous le crie.
Commençons donc par réveiller les talents des habitants de nos communes, la créativité de nos jeunes, en portant haut et fort notre diversité d’être et de penser. Laissons-nous porter par les promesses d’une économie nouvelle, sociale, équitable. Les applications de l’Internet, du haut débit, des réseaux sociaux nous laissent entrevoir une économie partagée, l’accès au savoir pour tous, avec l’enjeu pour les initiés d’y entraîner les profanes. Devenons acteurs.
Construisons notre avenir économique fièrement sans rupture avec notre passé glorieux.

En France, en Espagne, en Angleterre ou bien sur la Terre du Milieu, reprenons le flambeau des Jeanne d’Arc, Don Quichotte, Robin des bois, Frodon ou Sam Gamegie, pour être rêveurs idéalistes et irraisonnés, justiciers contre l’injustice sociale, chevalier d’une économie nouvelle et durable avec pour seul programme : Audace, Innovation et Combativité !

mardi 21 juin 2011

Paupérisation de la population rurale et risque d’exode rural

Cette dernière décennie, la fracture sociale s’est doublée d’une fracture territoriale.
Outre les déséquilibres sociaux propres à nos campagnes en comparaison aux villes (précarité de l’emploi accrue dans les territoires ruraux, insécurité sanitaire et scolaire, offre de logements locative faible poussant à l’endettement), les ménages ruraux subissent une baisse inquiétante de leur pouvoir d’achat. Ils sont plus vulnérables que les citadins, aux augmentations successives du coût des énergies (chauffage des maisons individuelles, carburant pour rejoindre leur lieu de travail),...

dimanche 29 mai 2011

Le pétrole, oui,... l’eau ferrugineuse..., aussi.

Enfin une note d’humour parmi tous ces sujets sérieux - je vous laisse en juger par les propos recueillis de Christophe de Margerie, PDG de Total, par Vincent Beaufils et Nicolas Stiel du magazine Challenges au début du mois.
Le problème avec l’énergie, ce n’est pas « est-ce que nous en aurons encore demain ? », mais « est-ce qu’il y en aura assez ? »
L’interview se poursuivant, le patron du groupe pétrolier français déclare à propos des gaz de schiste :
Je sais bien qu’il y a le principe de précaution, qui est tout à fait légitime – mais il ne doit pas être utilisé jusqu’au point où l’on ne fait plus rien tant qu’on ne sait pas tout. Parce qu’on ne sait jamais tout. Si l’on veut commencer la fin avant de commencer, il ’y aura jamais de fin parce qu’il n’y aura pas eu de début. Néanmoins, cela ne permet pas tout et nécessite une totale transparence.
Des propos qui tentent à démontrer que quand on nage dans le pétrole depuis trop longtemps, même sa communication perd en clarté. Vous avez dit obscurantiste, Messieurs les journalistes ?

mardi 17 mai 2011

S’engager, en allant au bout de soi-même.


3 ans déjà !
En rejoignant l’équipe municipale de Chailley au printemps 2008, j’étais loin d’imaginer mon combat actuel pour apporter ma contribution, si humble soit-elle, à la construction de l’avenir de nos campagnes, mon empressement à réinventer l’action publique et porter l’innovation au cœur de l’aménagement de notre territoire rural.

Et je n’ai pas trouvé de mots plus adéquats que ceux chantés par Jean Ferrat, pour décrire ma profession de foi. Homme militant et chanteur engagé, je pense qu’il ne m’en aurait pas voulu d’avoir osé lui emprunter ses paroles. J’y trouve par la même occasion l’opportunité de rendre hommage à son talent.

Dans l’allégresse ou la démence, vous partirez un beau matin, si vous sentez du fond de l’âme et jusqu’à vos mains, brûler cette petite flamme contre laquelle on n’y peut rien.
Face à face avec soi-même, on joue sa vie à qui perd gagne, une vie qui passe par des lueurs d’espoir et de renoncements, avec le temps qui vous désarme.
Il faut croire en hiver à son printemps et garder au cœur un feu d’espoir, avoir une santé de fer, de la chance avec le talent et cette faculté de faire un sourire en serrant les dents.
Que vous soit belle la bohème, que soit clément votre destin, il faut vivre ce que l’on aime en payant le prix qu’il convient.
Il faut s’y jeter à tue-tête, à bras le corps, à perdre l’âme, avec un seul point au programme : celui de n’être sûr de rien.

vendredi 22 avril 2011

Voies Alternatives pour le développement local - 12 Propositions pour faire mieux, autrement.

Sortir des stéréotypes et créer de nouveaux horizons. 
Les vieilles recettes ne sont plus applicables avec de nouveaux ingrédients.
Les solutions du passé qu'on essaie encore de faire coller à la situation présente allument des feux rouges sur la route d'un changement bien négocié, tandis que de nouveaux modèles économiques, des dispositifs innovants font passer les feux au vert, ouvrant la voie d'un développement territorial alternatif.
    1. Économie mixte via les PPP & EPL
    2. Économie de l’usage
    3. Démocratie participative
    4. Économie collaborative ouverte
    5. Circuits courts
    6. Économie Sociale et Solidaire (ESS)
    7. Intégration horizontale
    8. Économie Carbone (CEE)
    9. Énergies renouvelables (EnR) pour réduire la dépendance énergétique
    10. Économie numérique pour développer l’économie du savoir et du partage
    11. Télé action et télétravail
    12. Identité territoriale forte
    Transformer les modèles économiques c'est faire preuve d'une motivation sociale, éthique et environnementale, mais avant tout économique.

    mardi 15 février 2011

    Héros un jour, héros toujours.

    Propos recueillis de Claude Alphandéry.
    Jamais il n’a été aussi rassurant de réécouter les voix du passé pour mieux comprendre et construire l’avenir.
    Le succès populaire rencontré par l’essai de Stéphane Hessel, intitulé « Indignez-vous ! », avec près d’un million de volumes vendus, sans compter les écrits et commentaires diffusés sur Internet, est très révélateur d’une société aspirant à un profond changement dans ses valeurs.
    L’étendard est de nouveau brandi par un autre grand résistant, Claude Alphandéry.

    jeudi 10 février 2011

    Conduire une politique publique centrée sur le local pour répondre à la globalisation des marchés.


    En d’autres termes : Think global - Act local.
    Dans le contexte actuel de réforme fiscale et de réforme territoriale, les collectivités s’interrogent sur leurs ressources de développement économiques, en termes d’attractivité et de compétitivité, deux notions, à bien définir avant d’engager une stratégie de développement local.
    Tout d’abord, qu’entendons-nous par « compétitivité territoriale » ?
    Dans son sens littéral, être compétitif signifie “être capable de supporter la concurrence du marché”, ce qui revient à considérer la seule composante économique. Mais peut-on dire pour autant qu’un territoire est compétitif, si la création de richesses se fait au détriment des conditions sociales et sans se soucier de la préservation des ressources naturelles ?
    Une réponse consiste à donner un sens plus large à celui de compétitivité, pour rejoindre la notion de performance globale : un territoire est compétitif si son développement économique lui permet, à la fois de faire face à la concurrence du marché, mais aussi d’accroître sa performance environnementale, sociale et culturelle.

    lundi 24 janvier 2011

    Gouvernance participative


    L’élément crucial pour toute politique de développement économique - endogène ou exogène - réside dans la construction d’une vision partagée du futur, bien ancré dans les spécificités et les vocations de l’économie locale.
    Les relations actuelles entre entreprises et territoires favorisent, au mieux, des logiques de « coordination », mais n’induit pas de logiques de « coopération » permettant la création de valeur patrimoniale. Les périmètres de responsabilité sont disjoints, sans superposition ni interconnexion.
    Et il ne suffit pas de se coordonner pour être à même de faire face aux défis que représente la globalisation des marchés. La prise en charge du domaine des externalités suppose non seulement des points de convergence, mais des enjeux à travailler en commun.
    Les solutions passent donc par la capacité des acteurs économiques, sociaux et institutionnels à modifier leur approche de la performance et à créer et animer de nouveaux liens entre entreprises et territoires.