3 ans déjà !
En rejoignant l’équipe municipale de Chailley au printemps 2008, j’étais loin d’imaginer mon combat actuel pour apporter ma contribution, si humble soit-elle, à la construction de l’avenir de nos campagnes, mon empressement à réinventer l’action publique et porter l’innovation au cœur de l’aménagement de notre territoire rural.
Et je n’ai pas trouvé de mots plus adéquats que ceux chantés par Jean Ferrat, pour décrire ma profession de foi. Homme militant et chanteur engagé, je pense qu’il ne m’en aurait pas voulu d’avoir osé lui emprunter ses paroles. J’y trouve par la même occasion l’opportunité de rendre hommage à son talent.
Dans l’allégresse ou la démence, vous partirez un beau matin, si vous sentez du fond de l’âme et jusqu’à vos mains, brûler cette petite flamme contre laquelle on n’y peut rien.
Face à face avec soi-même, on joue sa vie à qui perd gagne, une vie qui passe par des lueurs d’espoir et de renoncements, avec le temps qui vous désarme.
Il faut croire en hiver à son printemps et garder au cœur un feu d’espoir, avoir une santé de fer, de la chance avec le talent et cette faculté de faire un sourire en serrant les dents.
Que vous soit belle la bohème, que soit clément votre destin, il faut vivre ce que l’on aime en payant le prix qu’il convient.
Il faut s’y jeter à tue-tête, à bras le corps, à perdre l’âme, avec un seul point au programme : celui de n’être sûr de rien.