samedi 13 août 2011

Le rêve de l’accession à la propriété pour tous ne doit pas être un piège pour les familles les plus modestes.

Face à la crise énergétique qui ne fait que commencer, le coût des énergies pour se chauffer, pour se rendre à son travail va être très impactant sur le pouvoir d’achat des ménages, la capacité des familles à répondre à leurs besoins premiers : se nourrir, se vêtir, pourvoir à l’éducation de leurs enfants...
Cette problématique est d’autant plus préoccupante sur les territoires ruraux, dans nos campagnes où nous avons affaire à un parc immobilier individuel, donc plus onéreux à atteindre le confort thermique et où les bassins d’emplois sont souvent distants de plusieurs dizaines de kilomètres du lieu de résidence entraînant des coûts considérables de carburants et de maintenance des véhicules...

samedi 6 août 2011

L’agonie d’un territoire.

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.


L’été étant propice au voyage, tel Frodon et Sam Gamegie, nous avons voyagé en Terre du Milieu.

Sur un territoire confronté à une hécatombe d’entreprises depuis plusieurs décennies et à l’hémorragie des emplois, peuplé d’hommes et de femmes en perte de qualification et d’espoir, ayant le sentiment d’être mis à l’écart.
Une population désœuvrée et désabusée, plongée dans un appauvrissement social et culturel, devant faire face à une incompréhension des politiques et un abandon progressif de l’aide publique.
Un territoire doté d’un patrimoine architectural historique, déserté, quasi en ruine - mais qu’ont-ils attendu pendant les glorieuses ?
La Terre du Milieu, c’est celle comprise entre nos villes, les territoires ruraux. C’est en effet de nos campagnes dont il s’agit.
Comment en sommes-nous arrivés à ce point ?
Qu’importe les maladresses du passé, l’héritage est là. Les seules questions qui s’imposent : comment enrayer cet engrenage infernal qui conduit à la faillite de nos campagnes, et peut-être bientôt à leur désertification. Quelle source d’espoir redonner à nos populations en quête de travail, de reconnaissance sociale – les jeunes surtout ? Quel projet génial, ambitieux, mettre en route ?
Certainement pas l’aménagement de nouvelles Zones d’Activités Concertées - à rebaptiser pour certaines, « zones de non-activité désertées », et pas davantage, la poursuite d’une politique de « compétitivité territoriale », qui consiste ni plus ni moins en une surenchère entre territoires pour séduire les entreprises prétendantes à l’implantation à coup de dumping fiscal et social.
Encore moins une hausse de la fiscalité sur une population déjà exsangue, qui aurait pour effet d’accentuer l’endettement des ménages, la précarité énergétique, le déni de soin. Pas besoin, non plus des querelles politiques intestines et incestueuses que nous promet l’échéance prochaine des élections présidentielles.
Tout un chacun sait au fond de lui que la réponse est en son sein. Notre bon vieux sens paysan nous le crie.
Commençons donc par réveiller les talents des habitants de nos communes, la créativité de nos jeunes, en portant haut et fort notre diversité d’être et de penser. Laissons-nous porter par les promesses d’une économie nouvelle, sociale, équitable. Les applications de l’Internet, du haut débit, des réseaux sociaux nous laissent entrevoir une économie partagée, l’accès au savoir pour tous, avec l’enjeu pour les initiés d’y entraîner les profanes. Devenons acteurs.
Construisons notre avenir économique fièrement sans rupture avec notre passé glorieux.

En France, en Espagne, en Angleterre ou bien sur la Terre du Milieu, reprenons le flambeau des Jeanne d’Arc, Don Quichotte, Robin des bois, Frodon ou Sam Gamegie, pour être rêveurs idéalistes et irraisonnés, justiciers contre l’injustice sociale, chevalier d’une économie nouvelle et durable avec pour seul programme : Audace, Innovation et Combativité !