jeudi 26 juillet 2012

Gaz de schiste sur fond de banjo


... Quand le nucléaire civil a été développé en France, il n'y avait personne pour dire "Attention, nous, ça fait 20/30 ans qu'on a çà, et voilà les conséquences"... du coup, on nous l'a imposé à grand renfort de communication positive. Avec le gaz de schiste, c'est différent. Grâce à Josh Fox, on peut savoir comment c'est au bout de 20 ans. Je vous invite à visionner son documentaire en ligne sur http://www.onpeutlefaire.com/gaz-de-schiste
 
Il appelle aucun commentaire. Toutefois je ne résiste pas à souligner le talent de l'auteur pour le banjo, qui apportent un peu de légèreté dans cette pesante atmosphère. Sinon quel effroyable constat que celui de pauvres gens dépossédés, abandonnés, ne sachant plus comment protéger leur famille, souffrants autant de l’indifférence de tous et des autorités en particulier, que d’un empoisonnement manifeste.

Souhaitons qu’en France, les « intérêts supérieurs de la Nation » ne nous entraînent pas vers de si vertigineuses et irrémédiables aventures. Nos sous-sols déjà colonisés par le stockage des déchets de l’industrie nucléaire devront-ils aussi accueillir des puits soumis à la fracturation hydraulique ? On nous dira sans doute que les zones de stockage de déchets radioactifs sont garanties hautement étanches … Toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sales. 

Au début de l’été, j’ai été interpelée par des articles en faveur du gaz de schiste, parus dans deux numéros consécutifs du mensuel économique Challenges. J’ai très vite trouvé réponse à mon questionnement, car début juillet, le journal Le Monde rapportait, sans attribuer directement les propos au ministre du Redressement productif, que "pour Arnaud Montebourg, la question de l'exploitation des gaz de schiste (devait) également être posée". Remarquable retournement politique par rapport à la prise de positions affichée sur son blog. Je vous laisse en juger : http://www.arnaudmontebourg2012.fr/content/le-gaz-de-schiste-une-fausse-bonne-idee

Bien, je ne vous souhaite pas un bon divertissement à la lecture de ce document, mais j’espère que cette autre « vérité qui dérange » n’entachera pas l’insouciance bien légitime de vos vacances. Soyons vigilants à la rentrée et armons-nous contre la déraison.
En attendant, bonnes vacances à toutes et à tous !

mardi 8 mai 2012

Projets citoyens et participatifs


Bleu Orange Production se fait l’écho des initiatives citoyennes participatives, qui représentent un nouveau modèle économique de développement durable. La production et la gestion locale de l’énergie est un domaine où ce modèle a toute sa place. Ainsi depuis peu, l’éolien citoyen commence à être considéré en France.
C’est dans la Nièvre, qu’un projet éolien citoyen éolien participatif va voir le jour, sous l’initiative de l’association Le Varne...

Retrouver l'intégralité de cet article sur le blog de Bleu Orange Production :
http://bleuorangeproduction.blogspot.fr/

Les Énergies Renouvelables représentent une opportunité pour les territoires ruraux de gagner en indépendance énergétique. Sous la forme citoyenne partagée entre les riverains et la collectivité, elle favorise les circuits courts de l’énergie, de la production à la consommation, qui correspond à la volonté de rendre la maîtrise et la gestion des ressources locales d’énergie aux acteurs locaux.

samedi 28 avril 2012

Le point sur les Partenariats Public-Privé (PPP)


Le partenariat public-privé (PPP) est somme toute une voie intéressante particulièrement adaptée aux projets où l’objectif de qualité du service public nécessite de lourds investissements, comme dans les métiers de l’eau, du transport et de la santé. Le recours à des opérateurs privés pour leur capacité de financement, leur technicité et leur force de déploiement, peut s’avérer nécessaire, sous condition que l’intérêt public y soit garanti.
Plusieurs projets en cours tenteraient à démontrer le contraire. On leur reprocherait de n’apporter aucun bénéfice à la collectivité en matière de coût ou d'efficacité de gestion, voire même d’alourdir la facture pour les contribuables. Les loyers versés au privé reviendraient au final à payer bien plus cher le coût de l'équipement initial. Ainsi, le futur Pentagone français, évalué à 745 M€, coûterait à l'Etat plus de 3,5 Mds€ de loyers sur 27 ans. Le Centre hospitalier Sud francilien de Corbeil-Essonnes conduit par Eiffage, nécessiterait 115 M€ supplémentaires par rapport au devis d'origine. (Source : Le Parisien 09.01.2012)
Au Canada, où les PPP font également l’objet de critiques, un rapport publié en 2007, rédigé à la demande de la Fédération des municipalités, s’est ému sur l’inefficacité de leur fonctionnement. L’étude indépendante n’y décèle aucune économie, bien au contraire. Car lorsqu’on tient compte des dépassements de coûts, des amendements aux contrats à long terme et des modifications des priorités publiques, plusieurs de ces projets ont finalement été plus dispendieux qu’un projet équivalent directement financé par la collectivité publique.
Alors que penser des PPP ? Montages salvateurs aux effets pervers ? Pourquoi les PPP sont-ils ainsi décriés par la presse économique ? Et qu’entend-t-on au juste par PPP ?

samedi 24 mars 2012

Inciter les ménages modestes à construire leur logement individuel – un mauvais calcul pour la collectivité en milieu rural.


De prime abord, la construction de son logement est vue, par beaucoup de français, comme un investissement de long terme et le moyen de capitaliser pour la retraite. C’est une idée reçue en héritage d’un contexte économique révolu, qui peut se révéler fausse, en particulier pour les ménages modestes.
Pour les communes, c’est la promesse de recettes supplémentaires par la perception de la taxe foncière – en fait, une fausse bonne idée pour beaucoup d’entre elles.
En période de crise énergétique et de récession économique avérée, c’est un mauvais calcul pour les ménages modestes, et de surcroît pour la collectivité.